film : "Jane"

film : "Jane"
GENRE Comédie dramatique Biopic

EN BREF Avant de devenir un écrivain talentueuse et reconnue dans le monde entier, Jane Austen fut une jeune héritière courtisée, qui défia les conventions de la société britannique pour l'amour d'un jeune irlandais.

DATE DE SORTIE Mercredi 17 Octobre 2007

REALISATEUR Julian Jarrold

ACTEURS PRINCIPAUX Anne Hathaway, James McAvoy, Julie Walters, James Cromwell, Maggie Smith, Joe Anderson, Lucy Cohu

DUREE 120 mn

EDITEUR La Fabrique de Films

POUR... les amateurs de la romancière.
Jane. Un film de Julian Jarrold avec Anne Hathaway et James McAvoy.
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Sortie le 17 octobre 2007.
Crédits photographiques: La Fabrique de Films.
Un portrait de la célèbre écrivain britannique Jane Austen, au travers de son histoire d'amour vécue, à l'aube de ses vingt ans, avec Tom Lefroy...


Enfin un film « en costumes » qui ne se repose ni sur ces derniers, ni sur les décors mais sur des portraits de personnages au caractère et aux attitudes formidablement dépeints, agrémentés de nombreuses notes d'esprit. On n'osait presque plus espérer telle fresque tant Hollywood avait pour désagréable habitude de malmener les « biopics » (biographies habituelles de personnalités, le plus souvent calibrées comme des machines à Oscars et dépourvues de réelle ambition culturelle ou littéraire), ou tout simplement prendre un cadre pompeux ambiance « Déjeuner sur l'herbe » pour y planter une histoire mièvre au possible.



Certes « Jane » ne prétend pas parler de la romancière Jane Austen de sa naissance à sa mort (1775-1817) en recopiant des pages de ses propres ½uvre en toile de fond. Il s'agirait plutôt d'une chronique douce amère d'une jeune femme prise dans les méandres de la société anglaise de l'époque, malgré un talent certain pour l'écriture et les lectures en public. Très peu d'années de couvertes donc, mais suffisamment pour convaincre les spectateurs des quelques évènements et tourments amoureux qui ont pu forger la psychologie et la plume de l'auteure de « Raisons et sentiments » et « Orgueil et préjugés » (entre autres).

Convention sociales pesantes (le mariage), arrangements douteux et prises de positions maladroites qui peuvent nuire à une vie entière ; le monde dans lequel la jeune Jane tente de prendre son envol lui offre des ailes de plomb, elle dont l'esprit vagabonde au rythme de l'ironie et des prétendant peu stimulants. La description des aléas de cette vie prend tantôt des allures de nature morte, tantôt retrouve une légèreté un peu fleur-bleue tout en restant bien encrée dans le cadre et de l'Angleterre noble. Jamais descriptif à outrance, jamais relégué en toile de fond, le monde de l'époque est à l'écran d'un réalisme indiscutable (ce malgré les limites du budget ne permettant pas beaucoup d'extérieurs ou de plans urbains). Des dialogues assez savoureux sans être trop omniprésents ni saoulants (avec 2h de film, il y avait de quoi en tartiner les pages) font des taquineries et des flirts entre Austen et Lefroy un catalyseur de son talent à venir, le tout dans une ambiance feutrée qui à le bon goût de ne jamais lisser la narration ni atténuer le rythme.



Cassant l'habituel portrait cliquant et propret de la vie sociale embourgeoisée au XVIIIème, Julian Jarrold , dont « Jane » n'est que le deuxième film, voulait absolument que « sa » Jane Austen s'écarte du portrait qu'on lui prête habituellement : celui d'une femme obsédée par les convenances et son devenir. En toute modestie et empreinte d'une fraîcheur bienvenue, Anne Hathaway (« Le diable s'habille en Prada ») fait fi de son minois à la Audrey Tautou pour dépasser toutes les attentes (elle avait joué dans « Princesse malgré elle », tout de même) et apporter une justesse formidable à son incarnation de Jane Austen. James McAvoy (« Le dernier roi d'Ecosse », « les enfants de Dune ») complète ce duo bouillonnant de répartie et tous deux assurent un film pourtant sans grosse tête d'affiche (Kate Winslet, Keira Knightley et Natalie Portman étaient pressenties pour le rôle titre) ; un choix de casting très judicieux permettant d'apprécier d'autant plus des seconds rôles de choix (James Cromwell, Maggie Smith, Ian Richardson dans son dernier rôle).

Alors certes, le film est très romancé, parfois foncièrement orienté pour un public féminin, mais une fois n'est pas coutume, cela ne souligne en aucun cas un défaut latent (cinématographiquement parlant), « Jane » restant bien loin des films couleur guimauve ou gravement pathos qui obstruent le genre. « Shakespeare in love » avait en son temps été porté sur un piédestal malgré les grandes libertés scénaristiques prises pour relater la vie d'un auteur à succès, « Jane » ne rencontrera peut être pas un succès similaire, mais il est clair qu'au vu de ses nombreuses qualités, il le mérite amplement.

Julien Leconte


PUBLIC A partir de 10 ans.

Mon avis: trop boooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo...

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 11:30

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 06:28

livre: "L'homme aux cercles bleus" de Fred Vargas

livre: "L'homme aux cercles bleus" de Fred Vargas
« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors? » Ça amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de la ville; au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu: trombone, bougie, pince à épiler, yaourt, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite « suintent » la cruauté. Il le sait, il le sent: bientôt, de l'anodin saugrenu on passera au tragique.
"Adamsberg, sachez-le bien, n'attaque pas, mais il vous transforme, il vous contourne, il revient par-derrière, il désamorce et tout compte fait il vous désarme." Fred Vargas met en scène pour la première fois Jean-Baptiste Adamsberg, un commissaire poétique sorti d'on ne sait où, intuitif désordonné, qui bosse sans structures ni paperasses, dessine tout le temps, et fonctionne au feeling. On apprend longuement à le connaître, trop longuement peut-être, sûrement pour nous préparer à la longue liste des enquêtes qu'il va mener ensuite. Cette intrigue de l'homme aux cercles présente quelques similitudes à celle du grand 4 inversé de Pars vite et reviens tard. Pas forcément le meilleur de Fred Vargas qui d'ailleurs considère que son meilleur roman est toujours le dernier écrit. Et comme celui-ci est son premier, je ne saurais lui donner tort.

L'Homme aux cercles bleus obtint le Prix du festival de Saint-Nazaire 1992.

Pascale Arguedas

Mon avis:
Roman policier mettant en scène le commissaire hors du commun Adamsberg qui nous surprend toujours, et des personnages mystèrieux jusqu'au bout...
L'histoire est passionante et originale.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 12:11

Modifié le mardi 15 juillet 2008 04:08

biographie: Fred Vargas

biographie: Fred Vargas

Qui est... Fred Vargas ?

En quelques romans, Fred Vargas a réussi à devenir l'une des nouvelles reines du polar en France, une étiquette dont se défend pourtant cette obsédée du détail. Portrait.

Née en 1957 à Paris d'une mère chimiste et d'un père intellectuel qui n'a jamais publié ses ouvrages, la petite Fred (diminutif de Fréderique) est vite marquée par la dualité de cet héritage génétique. Elle doit en effet à sa mère son esprit mathématique tandis que ses aptitudes artistiques ont été développées auprès de son père, une "encyclopédie humaniste", selon elle. La jeune fille grandit auprès de sa soeur jumelle, Joëlle, et entreprend après son bac des études d'histoire. Tout cela la mène à devenir une brillante archéozoologue, branche archéologique désignant les chercheurs collectant des informations sur les sociétés passées à partir d'ossements d'animaux. Elle se spécialise sur la vie villageoise dans l'Europe Moyennageuse.
Pourtant, cette brillante scientifique ressent le besoin de réveiller sa fibre paternelle et se lance dans la bande dessinée, puis l'accordéon. Mais ne se trouvant pas assez bonne musicienne, Fred Vargas pense qu'elle trouverait "amusant" d'écrire un roman policier. Elle signe sous le nom de Fred Vargas en reprenant le pseudonyme porté par sa soeur, peintre de son état (Jo Vargas, qui a elle-même emprunté ce nom au personnage joué par Ava Gardner dans La Comtesse aux pieds nus de Joseph L. Mankiewicz). Mais bien qu'elle renie aujourd'hui ce livre ("nul de chez nul", dira-t-elle), sa première tentative est un coup de maître : en 1986, Les Jeux de l'amour et de la mort remporte le prix du Roman policier du Festival de Cognac, et se voit publié aux Editions du Masque.

Son deuxième roman marque également sa carrière, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, c'est le premier publié aux Editions Viviane Hamy, une jeune maison auprès de qui elle restera fidèle. C'est également la première fois qu'apparaît sous sa plume son personnage fétiche, le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, dont elle décrit les enquêtes depuis maintenant douze ans. Si les ventes ne sont pas encore exceptionnelles, Viviane Hamy lui fait confiance et l'archéologue poursuit sa double activité.

Pour concilier ses deux métiers, la jeune femme a une technique de travail bien à elle. Ses idées principales prennent forme dans sa tête pendant un an, sa mémoire sélectionne les meilleures, et dès que l'histoire est suffisamment ancrée dans ses souvenirs, elle restitue d'une seule traite tout le roman en trois semaines, pendant ses vacances. Vient ensuite tout le travail de correction, qu'elle n'aime pas particulièrement en raison de son obsession pour le détail. Un mot, une phrase, une assonance qui ne convient pas, et c'est tout une page qui peut s'en retrouver modifiée.

Une fois le texte avancé, Fred le fait lire à son double, sa soeur jumelle Jo, qui lui écrit quelques annotations : des sourires quand elle aime et des vagues pour souligner un passage plus hasardeux. Mais le sens du détail, une qualité essentielle dans son métier d'archéozoologue, continue de la poursuivre dans ses relectures, jusqu'à ce que Viviane Hamy lui rappelle que le script doit bientôt partir chez l'imprimeur...

Ses "rompols'" (comme elle aime à les désigner) se suivent et se vendent de plus en plus. Debout les morts (1995, prix Mystère de la critique), L'Homme à l'envers (1999, prix du Roman policier du festival de Cognac), une incursion dans la bande dessinée avec Les Quatre fleuves (2000), mettant toujours en scène le commissaire Adamsberg... En 2001, Pars vite et reviens tard, son neuvième roman, reste pendant près d'un an parmi les meilleures ventes françaises.

Sous les vents de Neptune, son dernier roman, se vend également très bien. Devant ce succès grandissant, l'auteur se fait de plus en plus rare, fuyant tout ce qui peut de près ou de loin ressembler à une mondanité. Elle cultive sa simplicité et consacre les rares heures de temps libre qui lui reste à sa famille : son fils, maintenant lycéen, et sa soeur, qu'elle considère comme sa moitié.

source: l'internaute




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# Posté le lundi 14 juillet 2008 12:10

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 06:58

livre: "Le lys dans la vallée" de Honoré de Balzac

livre: "Le lys dans la vallée" de Honoré de Balzac
Contexte et info:
Ce roman d'Honoré de Balzac a été publié pour les deux premières parties, «Les deux Enfances » et « les Premières amours » de novembre à décembre 1835 dans la revue de Paris. Puis en raison d'un différend avec Buloz, la publication a été interrompue. Le livre , dans sa version complète a été publié en 1836 chez Werdet.

Le Lys dans la vallée est l'histoire d'un amour impossible entre Félix de Vandenesse, cadet d'une famille aristocratique , et Mme de Mortsauf, la vertueuse épouse du Comte de Mortsauf , un homme sombre et violent.

Au début du roman , Félix de Vandenesse adresse à sa maîtresse, Nathalie de Manerville, le récit de son enfance et de sa jeunesse entre une mère peu aimante, son frère Charles le favori, des s½urs peu affectueuses et une triste pension. A tours, à la veille de la Restauration ( mai 1814) , il assiste à un bal auquel il s'ennuie , jusqu'à ce que son regrad croise celui d'une éblouissante inconnue. Il dépose un baiser sur son épaule, mais l'inconnue s'éloigne, offensée....

Extrait:
La scène du bal : Félix de Vandenesse rencontre la comtesse Blanche Henriette de Mortsauf ( extrait du Lys dans la Vallée)

«Emporté comme un fétu dans ce tourbillon, j'eus un enfantin désir d'être duc d'Angoulême, de me mêler ainsi à ces princes qui paradaient devant un public ébahi. La niaise envie du Tourangeau fit éclore une ambition que mon caractère et les circonstances ennoblirent. Qui n'a pas jalousé cette adoration dont une répétition grandiose me fut offerte quelques mois après, quand Paris tout entier se précipita vers l'Empereur à son retour de l'île d'Elbe? Cet empire exercé sur les masses dont les sentiments et la vie se déchargent dans une seule âme, me voua soudain à la gloire, cette prêtresse qui égorge les Français aujourd'hui, comme autrefois la druidesse sacrifiait les Gaulois. Puis tout à coup je rencontrai la femme qui devait aiguillonner sans cesse mes ambitieux désirs, et les combler en me jetant au coeur de la Royauté. Trop timide pour inviter une danseuse, et craignant d'ailleurs de brouiller les figures, je devins naturellement très grimaud et ne sachant que faire de ma personne. Au moment où je souffrais du malaise causé par le piétinement auquel nous oblige une foule, un officier marcha sur mes pieds gonflés autant par la compression du cuir que par la chaleur. Ce dernier ennui me dégoûta de la fête. Il était impossible de sortir, je me réfugiai dans un coin au bout d'une banquette abandonnée, où je restai les yeux fixes, immobile et boudeur. Trompée par ma chétive apparence, une femme me prit pour un enfant prêt à s'endormir en attendant le bon plaisir de sa mère, et se posa près de moi par un mouvement d'oiseau qui s'abat sur son nid. Aussitôt je sentis un parfum de femme qui brilla dans mon âme comme y brilla depuis la poésie orientale. Je regardai ma voisine, et fus plus ébloui par elle que je ne l'avais été par la fête; elle devint toute ma fête. Si vous avez bien compris ma vie antérieure, vous devinerez les sentiments qui sourdirent en mon coeur. Mes yeux furent tout à coup frappés par de blanches épaules rebondies sur lesquelles j'aurais voulu pouvoir me rouler, des épaules légèrement rosées qui semblaient rougir comme si elles se trouvaient nues pour la première fois, de pudiques épaules qui avaient une âme, et dont la peau satinée éclatait à la lumière comme un tissu de soie. Ces épaules étaient partagées par une raie, le long de laquelle coula mon regard, plus hardi que ma main. Je me haussai tout palpitant pour voir le corsage et fus complètement fasciné par une gorge chastement couverte d'une gaze, mais dont les globes azurés et d'une rondeur parfaite étaient douillettement couchés dans des flots de dentelle. Les plus légers détails de cette tête furent des amorces qui réveillèrent en moi des jouissances infinies: le brillant des cheveux lissés au-dessus d'un cou velouté comme celui d'une petite fille, les lignes blanches que le peigne y avait dessinées et où mon imagination courut comme en de frais sentiers, tout me fit perdre l'esprit. Après m'être assuré que personne ne me voyait, je me plongeai dans ce dos comme un enfant qui se jette dans le sein de sa mère, et je baisai toutes ces épaules en y roulant ma tête. Cette femme poussa un cri perçant, que la musique empêcha d'entendre; elle se retourna, me vit et me dit: "Monsieur?" Ah! si elle avait dit: "Mon petit bonhomme, qu'est-ce qui vous prend donc?" je l'aurais tuée peut-être mais à ce monsieur! des larmes chaudes jaillirent de mes yeux. Je fus pétrifié par un regard animé d'une sainte colère, par une tête sublime couronnée d'un diadème de cheveux cendrés, en harmonie avec ce dos d'amour. Le pourpre de la pudeur offensée étincela sur son visage que désarmait déjà le pardon de la femme qui comprend une frénésie quand elle en est le principe, et devine des adorations infinies dans les larmes du repentir. Elle s'en alla par un mouvement de reine. Je sentis alors le ridicule de ma position; alors seulement je compris que j'étais fagoté comme le singe d'un Savoyard. J'eus honte de moi. Je restai tout hébété, savourant la pomme que je venais de voler, gardant sur mes lèvres la chaleur de ce sang que j'avais aspiré, ne me repentant de rien, et suivant du regard cette femme descendue des cieux. Saisi par le premier accès charnel de la grande fièvre du coeur, j'errai dans le bal devenu désert, sans pouvoir y retrouver mon inconnue. Je revins me coucher métamorphosé.»

sources:
Le Lys dans La Vallée d'Honoré de Balzac ( Folio)
Pierre Aurégan, Balzac (Nathan)
Dictionnaire des Grandes Oeuvres de la Littérature française, Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty (Editions larousse)
Kléber Haedens Une Histoire de la Littérature française, Grasset 1970

Mon avis;
Une livre magnifique, sublime, terrible...
Il me fait penser à La princesse de Clèves : LA PASSION, les sentiments, la vertu, la vie, la morale la beauté, tout cela mis à notre porté à travers des personnages qui vont s'autodétruire...


# Posté le lundi 14 juillet 2008 07:11

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 06:58

livre: "Globalia"de Jean Christophe Rufin

Résumé du livre
A Globalia, l'Histoire est terminée et avec elle tout ce qui faisait l'humanité : le désir, la différence des sexes, le conflit, le vieillissement. Surveillance rime avec liberté. Baïkal, vingt ans, ne croit plus à cette propagande : avec Kate, il décide de s'évader et de pénétrer en non-zone. Mais ils sont arrêtés et Baïkal se voit proposer un étrange marché : être renvoyé en non-zone, y susciter le terrorisme et par là les formes de tragédie nécessaires au totalitarisme de Globalia.

Anecdotes
Très politiquement correct
La 'novlangue' globalienne baptise les vieux 'personnes de grand avenir' et le RMI le 'minimum prospérité'.

Inspiré par Vian
Avec d'Orwell, l'autre source d'inspiration de Jean-Christophe Ruffin est le Boris Vian de 'L' écume des jours'.

La revue de [presse]
L'Express - Thierry Gandillot (8 Janvier 2004)
Le héros, ce sera Baïkal, un 'jeune' rebelle de 20 ans qui est justement en train de préparer sa fuite vers les non-zones. En plus, le 'Nouvel Ennemi' est amoureux d'une certaine Kate, prête à le suivre dans son évasion. L'amour et l'humour viendront-ils à bout du consensus terne de Globalia ? La fin de l'Histoire n'abolit pas l'histoire des Fins. C'est tout le charme des romans.

Le Point - Marcel Gauchet (2 Janvier 2004)
Rufin dresse un portrait du présent par sa projection dans le futur et c'est ce qui est remarquable.

Les extraits de "Globalia"
Morceau choisi
Un bon ennemi est la clef d'une société équilibrée. Or nous n'avons plus d'ennemi digne de ce nom. Nous avons trop affaibli les non-zones. Il ne suffit plus de perpétuer les formes de la tragédie, il nous faut un héros pour l'incarner

(source: evene)

Mon avis
Ce livre m'a vraiment fait frissonner, dans le sens ou il y a de constantes allusions à la société actuelle qui sont dans le roman poussés à l'extrême, parodiés, mais permettent ainsi de voir le monde autrement.


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# Posté le mardi 01 juillet 2008 03:30